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mercredi 21 septembre 2011

Hasard ou destin?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous existez à cette époque précise et dans ce lieu précis? Pourquoi ici et maintenant? Si vous étiez né il y a cent ans sur un autre continent, votre mode de vie aurait été assurément différent. Mais chaque petit détail de votre vie, qu'il soit le résultat d'une décision prise par vous-même, vos parents ou toute autre personne, peut faire toute la différence. Ce qui nous arrive, est-ce le fruit du hasard ou bien est-ce que notre destin est déjà écrit? Il s'agit d'une question que l'on se pose tous un jour ou l'autre. Toutefois, il est possible que la réponse soit complètement autre chose... Voici ce que j'en pense :

Le hasard, ce n'est causé par rien ni personne, c'est complètement inexplicable et imprévisible. Si notre vie n'était que du hasard, alors à quoi bon y chercher un sens, puisqu'on sait d'avance qu'il n'y en a pas? Le destin, c'est notre vie déjà prévue à l'avance. Chaque événement qui nous arrive et même le dénouement de notre vie serait déjà déterminé à notre naissance. Si c'était le cas, alors qui aurait écrit notre histoire? Et à quoi bon prendre les meilleures décisions pour nous et pour les autres si de toute façon l'issue est la même? Nous n'aurions donc aucune influence sur le cours de notre vie... Puisque ces deux hypothèses semblent très peu pertinentes, alors qu'est-ce qui détermine qui nous sommes et ce qui nous arrive?

Je crois que les décisions prises par chacun, consciemment ou non, sont ce qui influence notre vie. L'être humain a une conscience, une intelligence et une sensibilité, il est donc évident que ses décisions ont un sens et déterminent ce qui se produit dans sa vie et dans celle des autres.  Chacun des choix faits par nos parents, nos ancêtres et même par des inconnus a un énorme impact et détermine notre lieu de résidence, les gens que l'on rencontre, nos loisirs, etc. Notre vie suit un chemin, mais celui-ci n'est pas tracé à l'avance. On construit nous-mêmes notre route en y ajoutant un bout de chemin chaque jour. On choisit dans quelle direction on se dirige et on choisit quels autres chemins on veut croiser, et pour combien de temps on souhaite partager la route de ces personnes. Ces choix, on les faits parmi les possibilités qui nous sont offertes. Et ces possibilités sont elles-aussi déterminées par les choix des autres, qui ont été faits parmi leurs possibilités à eux. Ça continue ainsi, à l'infini... Chaque humain est un chemin en constante évolution parmi et avec les autres.

Lorsqu'on arrive au bout de notre route, notre chemin ne disparaît pas avec nous. Ce que l'on a tracé continue d'exister et d'inspirer les autres, certains choisiront de suivre nos traces. Avec le temps, certaines routes semblent tomber dans l'oubli, mais il y aura toujours quelqu'un qui se souviendra de la vôtre ou qui la découvrira grâce aux décisions qui l'auront amené jusque là. Alors ne croyez pas que votre histoire ne sert à rien, car chaque jour, sans le savoir, vous influencez le cours de plusieurs existences et vous continuerez de le faire même lorsque vous ne serez plus là. Soyez conscient de l'importance que vous avez pour les gens qui croisent votre route, et appréciez ceux qui font un bout de chemin avec vous. Ce n'est ni le hasard ni le destin qui nous a amenés où nous sommes, mais plutôt notre propre volonté et celle des autres. Bien sûr, les possibilités de ce que peut être une vie sur terre sont infinies, et ça semble être un miracle que nous existions ici et maintenant. Chaque être humain est un miracle en soi, puisque deux cellules précises parmi des milliers ont fusionné et toute autre combinaison aurait donné une personne différente. Même la présence de la vie sur une planète est un miracle. Mais votre miracle à vous, vous devez le créer vous-même, et vous avez toutes les capacités de le faire!

mercredi 31 août 2011

La communication virtuelle est-elle si mauvaise?

Depuis quelques années, des journalistes et des chercheurs nous disent que l'Internet, particulièrement le web 2.0, et les cellulaires contribuent à réduire le nombre et la qualité des interactions interpersonnelles réelles. Les gens se parleraient moins de vive voix et ils se rencontreraient moins. Mais est-ce aussi dramatique que ce que l'on entend dans les médias?

Étudions tout d'abord le cas des cellulaires et des messages textes (ou sms, textos). Y a-t-il plus de distance sociale entre deux personnes qui s'envoient des textos qu'entre deux autres qui se parlent à l'aide de leur cellulaire? D'une façon ou d'une autre, elles ne sont pas ensemble. Le cellulaire est un outil qui sert à communiquer avec les autres en cas de besoin lorsque l'on n'est pas chez soi. Que ce soit en appelant quelqu'un ou en lui envoyant un texto, la communication devrait de toute façon être brève et servir à se donner des informations importantes ou à se fixer une rencontre. Les longues conversations téléphoniques, qui sont d'ailleurs de plus en plus rares, ont habituellement lieu à la maison sur une ligne fixe. Quoique plusieurs n'en ont plus et ne se servent que de leur cellulaire... Selon moi, les cellulaires et les messages textes sont donc des outils très pratiques, mais qui ne diminuent aucunement la qualité des relations humaines.

Ensuite, plusieurs personnes croient que le courriel empêchent les gens de se parler "en vrai". En fait, je crois plutôt que le courriel est ce qui a remplacé les lettres manuscrites que l'on s'envoyait par courrier postal il n'y a pas si longtemps. Certains diront qu'une lettre manuscrite a plus de valeur sentimentale, ce qui peut être vrai dans certains cas, comme pour les lettres d'amour que certains s'écrivent encore. Mais règle générale, c'est le contenu du message qui est important, et le courriel permet d'envoyer et de recevoir les messages beaucoup plus rapidement que par la poste. La critique que l'on entend le plus souvent concernant les communications virtuelles est que les gens sont chacun de leur côté et qu'ils en profitent parfois pour s'écrire des choses qu'ils n'oseraient pas se dire en personne. Une forme de lâcheté, donc. Mais pourquoi serait-ce mal de communiquer par écrit? Le langage parlé semble être la forme de communication la plus valorisée, mais il y en a tant d'autres: le langage écrit, bien sûr, mais aussi la communication par le regard (les yeux parlent tellement!), par le sourire, par le mouvement (pensons aux danseurs), par le toucher (poignée de main, étreinte, etc.), par la musique, etc. Des échanges par écrit peuvent être vrais et sincères, et amorcent même bien souvent  une complicité qui sera vécue en personne par la suite.


Même mon chat s'intéresse à Facebook!

Enfin, il y a le web 2.0 qui fait beaucoup parler, notamment le réseau Facebook. Bien sûr, certains exagèrent dans leur utilisation de ce site: personne n'a réellement 400 amis dans la vie, et dévoiler ses états d'âme toutes les trente minutes n'est pas tellement pertinent. Par contre, lorsque nos amis Facebook sont nos proches dans la vie de tous les jours, il s'agit d'un réseau très utile pour partager des photos, pour inviter des gens à un événement et pour commenter l'actualité et les éléments marquants de la vie de nos proches. Étant donné que la presque totalité des gens sont abonnés à Facebook, il s'agit d'une opportunité unique pour y retrouver des personnes que l'on a perdues de vue. Ce qui amène bien souvent les gens à se revoir et à renouer leurs liens dans la "vraie vie". De plus, ce que l'on écrit et ce qu'on lit sur Facebook peut parfois aider à démarrer une conversation lorsqu'on rencontre les gens en personne.

Ainsi donc, je ne crois pas que les communications virtuelles nous empêchent de communiquer dans ce qu'on appelle la Vraie Vie. Au contraire, il s'agit d'outils qui peuvent grandement faciliter et amorcer la complicité avec les gens qui sont importants pour nous. Bien sûr, notre vie sociale ne devrait pas être uniquement virtuelle, et j'espère que ce n'est pas ce que nous réserve l'avenir. Il faut plutôt savoir utiliser les technologies de façon raisonable et efficace, ce qui nous donnera peut-être un petit coup de pouce dans la vie! 

mardi 23 août 2011

Pas capable?

Y a-t-il des choses que vous ne savez pas faire, que vous ne savez plus faire? «- Viens-tu patiner avec moi? - Non, je ne suis pas capable de patiner. En fait, j'étais capable quand j'étais jeune, mais plus maintenant, ça fait trop longtemps». Nous avons tous participé à une conversation comme celle-là un jour ou l'autre. Mais comment peut-on savoir qu'on ne peut pas faire quelque chose si on n'essaie pas? On peut bien se dire qu'on est trop vieux pour apprendre (ou réapprendre!), qu'on n'a pas le physique ou la personnalité qu'il faut, qu'on a déjà échoué en essayant. Certains finissent même par se convaincre qu'ils n'aiment pas l'activité, refoulant ainsi cette certitude de ne pas être capable. Imaginez tout ce qu'on s'empêche de faire et d'essayer uniquement à cause d'un manque de confiance absolument injustifié!

Je vais vous raconter ce qui m'est arrivé aujourd'hui : je me suis rendu compte que je n'avais aucunement perdu les capacités de pratiquer un certain sport, le vélo. Vous vous dites sûrement que c'est quelque chose qui ne se perd pas une fois qu'on l'a appris. Et vous avez bien raison! Toute jeune, j'ai appris à faire de la bicyclette sans aucun problème, j'aimais bien me promener à vélo dans mon quartier, tout comme la plupart des enfants. C'est plus tard que ça s'est corsé, suite à quelques incidents pourtant assez banals : un face à face avec une clôture dans un tournant très serré, une chute due à l'essai d'un vélo trop grand et surtout, une longue randonnée scolaire au secondaire qui fut très pénible pendant laquelle je suivais difficilement le groupe, ralentie par mon asthme qui m'essouflait très rapidement à l'époque. Donc, la suite des choses : j'ai arrêté de faire du vélo, puis j'ai cru que je n'étais plus capable d'en faire et enfin je me suis convaincue que je détestais ce sport. Chaque fois qu'une balade à bicyclette m'étais proposée, je trouvais toujours une raison ou une façon de m'y soustraire.

Gir Biking
Source: http://www.freeimageslive.co.uk/ 
Donc, de façon tout à fait spontanée et inattendue, j'ai aujourd'hui décidé que c'en était assez! J'ai sorti mon vélo du cabanon, j'ai nettoyé toute la poussière et les toiles d'araignée accumulées depuis des années et je suis partie faire un tour dans le quartier. Fini la crainte et l'insécurité, j'ai roulé sans hésitation, avec l'étrange impression d'en avoir fait la veille tellement c'était facile. Je ne dirais pas que c'est devenu mon occupation préférée, la marche m'inspire beaucoup plus. Mais au moins, je sais que je suis encore capable et je ne dirai plus non aux sorties à vélo qui me seront proposées. Vous voyez, vous pouvez tout faire et tout réussir si vous le voulez vraiment. Il suffit d'essayer juste une fois!

dimanche 21 août 2011

Les «non-voyages» forment aussi la jeunesse…

Vous est-il déjà arrivé de défaire vos bagages sans même être parti? Si oui, vous n’avez probablement pas beaucoup apprécié cette expérience difficile, mais aussi très formatrice, du moins dans mon cas. En effet, quelques minutes à peine avant d’écrire ceci, je rangeais le contenu de mon sac à dos. Il ne s’agit pas d’un voyage annulé, mais bien d’une expédition qui aura lieu sans moi puisque je n’étais qu’une remplaçante devant se tenir prête à partir à la dernière minute dans l’éventualité d’un désistement d’une autre personne. Bien entendu, j’étais consciente que je resterais probablement chez moi, ce que j’acceptais sans problème. Je devais tout de même connaître les détails de l’expédition et préparer des bagages, afin de ne pas être prise au dépourvue à la dernière seconde. Et ce qui devait arriver arriva : au fil des jours, de façon si subtile que je ne m’en aperçus pas, le projet prit une grande importance à mes yeux. Même si cette randonnée de quelques jours de canot-camping aurait probablement lieu sous la pluie, au froid, avec des tonnes de moustiques et peut-être même quelques ours, tout cela n’avait pas d’importance. Mon sac fut préparé avec la minutie et la rigueur d’une personne convaincue de partir, rien d’essentiel ne manquait et rien de superflu n’était présent. La veille du départ, j’apprenais que la personne que je devais remplacer n’avait pas donné de ses nouvelles depuis deux jours. Inutile de vous dire qu’une petite lueur d’espoir venait de s’allumer. Ce fut tout autre chose le lendemain, lorsque la personne réapparut et confirma sa participation à l’expédition, ce qui, du même coup, confirmait définitivement que je ne serais pas du voyage. J’attendis tout de même l’heure de leur départ pour tout ranger, car les miracles, ça arrive parfois. Mais au moment d’écrire ces lignes, ils sont déjà en route vers le nord, l’aventure et la nature…

Vous devinerez sans doute que la déception est grande, et en effet elle l’est. Cependant, il s’agit peut-être du verre d’eau au visage qu’il me fallait pour réaliser à quel point j’avais besoin d’une évasion en pleine nature. Pourquoi avoir attendu qu’une personne me propose un rôle de remplaçante? La plupart des êtres humains préfèrent rester dans le confort de leur chez soi, avec toutes les commodités et les technologies disponibles. Et quand ils partent en voyage, c’est bien souvent avec le même niveau de confort, dans un hôtel ou une auberge. Même le camping n’est plus ce qu’il était autrefois. Pourtant, malgré ce luxe dans lequel on vit, les gens sont de plus en plus stressés. Se pourrait-il que ceci soit directement en lien avec le fait que nous nous sommes éloignés de l’essentiel? Plutôt que de profiter respectueusement des beautés de la nature, nous la détruisons chaque jour un peu plus. Il fut un temps où l’objectif ultime d’une journée dans la vie d’un humain était de survivre. Ce qui, instinctivement, nous amène à nous dire « Ouf, une chance qu’on est maintenant bien loin de tout ça! ». Est-on réellement si chanceux? Si oui, alors pourquoi j’accordais une telle importance à une aventure de canot-camping qui m’aurait ramenée à cette notion de survie? Et je ne suis pas la seule, plusieurs personnes pratiquent ce genre d’activités et en développent même une véritable passion. Je n’ai qu’à fermer les yeux, et j’entends le murmure du vent, le son d’une cascade d’eau, le cri d’un huard, le crépitement des flammes d’un feu… Je vois l’étendue d’un lac paisible, la magnificence d’un arbre centenaire, les montagnes à la fois lointaines mais enfin si près, les couleurs somptueuses du ciel au moment où le soleil quitte pour la nuit… Je sens l’odeur si particulière de la forêt, un mélange de terre, de feuilles mortes et de bois…
Bref, une atmosphère apaisante et vraie, un silence doux à entendre et propice à des échanges enfin dépourvus de superficialité. Être soi-même, libre et sans barrières. « Être », tout simplement. Mais surtout, rapporter tout cela chez soi et l’intégrer à sa vie. Si j’arrive à ressentir tout cela sans même être là-bas, c’est que j’ai eu la chance de goûter un peu à cette vie dans la nature par le passé, notamment en allant camper avec mes parents dans ma jeunesse. Plusieurs enfants n’ont pas cette chance et ne développeront pas ce besoin d’aller se ressourcer loin de la ville. De futurs adultes encore plus stressés que nous le sommes… Prenons le temps de respirer, laissons les enfants respirer aussi. Parfois, il faut prendre le temps de prendre son temps, et c’est alors que l’on prend conscience de l’absurdité de la plupart de nos soucis. Au fond, l’humain est un être vivant parmi tant d’autres, avez-vous déjà vu un animal courir plus vite parce qu’il est en retard? Certainement pas. Alors revenons à l’essentiel avant qu’il ne soit trop tard, et la meilleure façon de le faire est de prendre quelques jours, ou même quelques heure si c’est tout ce que vous avez, afin d’aller se ressourcer là où tout est encore vrai. Ne faites pas comme moi, n’attendez pas de manquer votre chance pour réaliser à quel point c’est important. Bien sûr, un tel « non-voyage » m’a appris beaucoup, mais une vraie escapade m’en apprendra certainement plus. Et c’est pour bientôt, croyez-moi!